Jusqu’à présent, les DSI étaient assez frileux pour sponsoriser des solutions officielles de mobilité. Il valait mieux que chacun fasse son affaire dans son coin de ses PDA et téléphone portable.
Exception : les terminaux "métiers", destinés aux "cols bleus". Ces matériels n’ont jamais posé de vrais problèmes d’intégration car ce sont des outils de base, choisis par les directions techniques, et dont l’emploi est parfaitement stable.
Les problèmes potentiels étaient centralisés du côté des cadres (itinérants, frimeurs ou VIP). Il fallait les esquiver.
Première brèche : les portables GSM sont devenus des équipements standards. Puis la téléphonie – fixe et mobile – a été rattachée à la DSI.

Depuis plus d’un an, l’anarchie de solutions devient ingérable et, aussi bien du côté DG que du côté utilisateurs, on demande à la DSI de mettre de l’ordre dans les "mobile devices" pour cadres. On est alors obligé de remettre à plat la panoplie complète : les desktops, laptops, PDA et Smartphones.
Quelles sont les tendances que nous observons ?
- D’abord qu’il faut vraiment faire quelque chose.
- Ensuite qu’il est urgent de trouver une solution dont la durée de vie ne dépassera pas 2 ans. Vues les évolutions fulgurantes en cours, il est essentiel de pouvoir changer complètement son fusil d’épaule à fin 2006.
- Et au total que les enjeux financiers sont extrêmement importants. Une solution mobile cohérente (avec les consommations réseaux) coûte deux fois plus cher qu’une solution fixe.
Si, à moyen terme, la moitié des cadres sont équipés, cela revient à augmenter de 50 % les coûts "desktop" !

Qu’est ce qu’une solution cohérente : un ensemble de deux équipements complémentaires (pas plus ; après il y a trop de difficultés de synchronisation).
Ces deux équipements peuvent être : un vrai laptop et un Smartphone. Cela permet de communiquer à peu près n’importe où, soit via GPRS, soit via WiFi. Le Smartphone embarque les agendas et carnets d’adresses. Le tout marche très bien.
Faut-il un Smartphone ou un PDA communiquant ? Même prix, même taille. Tous deux ont des moyens de saisie améliorés (stylet ou mini clavier). Mais deux OS différents : Symbian et PalmOS. On pense que c’est plutôt le Palm qui disparaît du kit professionnel. Il est réservé aux usages perso. Car la DSI – à juste titre – ne veut pas entendre parler de paramétrages personnels.
Autres tendances
Les mini laptop, PocketPC… se généralisent mal. En effet, beaucoup les voudraient "en plus" de leur laptop. Ce qui n’est pas prévu dans la règle du jeu.
Et BlackBerry ? C’est une remarquable solution d’attente. Fermée, autonome, sans interfaces complexes à gérer. Idéal pour calmer un VIP qui veut immédiatement une solution mobile.
Quel est le retour sur investissement (ROI) de tout ça ? Ce n’est certainement pas le problème du DSI. Le DSI doit s’engager sur un coût complet et un niveau de service. C’est aux directions utilisatrices de justifier ces coûts.
Cette justification repose forcément sur une pressurisation complémentaire du cadre.
Quels sont les effets secondaires de cette pressurisation ? Une démotivation, un manque d’efficacité… Sans compter la dé-responsabilisation manifeste qu’entraînent ces techniques de télépilotages de cadres robotisés.
Mais là, on sort du débat technique.